Jean Geoffroy

 

Jean Geoffroy

Artiste polyvalent et maître à penser pour de nombreux percussionnistes, Jean Geoffroy est devenu par le biais de son charisme et de son talent un acteur incontournable du monde de la percussion.

Biographie

Un artiste aux multiples facettes

Formé au Conservatoire National Supérieur de Paris, Jean Geoffroy n’a jamais cessé d’élargir son activité en se consacrant à la fois :

  • aux percussions d’orchestre : il fut Timbalier solo de l’ Ensemble Orchestral de Paris de 1985 à 2000.
  • à la création contemporaine : soliste de l’ensemble Court-Circuit, il mène depuis 1987 une carrière d’interprète qui lui a permise à créer de nombreuses oeuvres majeures du répertoire pour percussion : Loop de Philippe Hurel, Moi Jeu et Double-Jeux de Bruno Mantovani, AIR-RE de Leroux… Il est régulièrement l’invité de nombreux festivals européens (Présence de Radio-France, P.A.S à Londres…)
  • à la musique de Jean-Sébastien Bach qu’il a enregistré sur CD à plusieurs reprises.

Un musicien influent

De part sa carrière de pédagogue qu’il a mené en tant que professeur au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, à La Haute Ecole de Musique de Genève et qu’il mène encore au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, la pensée de Jean Geoffroy a imprégné de manière décisive toute une génération d’élèves dont beaucoup ne jurent que par lui.
Par ailleurs, ce passionné de pédagogie a publié un livre édité par la Cité de la musique, collections Point de Vue : La classe de percussion, un carrefour qui fait figure de référence en la matière. On ne compte plus ces interventions au sein de masterclasses ou concerts qu’il donne à travers le monde.

Jean Geoffroy et le marimba

On peut tenter de réduire l’apport de l’artiste dans le champ du marimba en citant deux domaines où il est particulièrement actif : la création musicale et les transcriptions des oeuvres de J-S Bach.

En effet, Jean Geoffroy, le marimbiste, a crée de nombreuses oeuvres majeures du répertoire pour marimba telles que : Moi Jeu de Bruno Mantovani, Mara Mara d’Isabel Urrutia,  Je est un autre de José Luis Campana etc…
Par ailleurs,  le musicien semble vouer un véritable culte à Jean-Sébastien Bach qu’il honore à sa manière par divers enregistrement pour marimba des Suites pour Violoncelle (BWV 1007 à 1012) et des Sonates et Partita pour violon (BWV 1001 à 1006). Il reste un ardent défenseur de la transcription des oeuvres de Bach pour marimba ; il avance, entre autres, les arguments suivant :

Jean-Sébastien Bach avait coutume de faire jouer lui-même ses propres pièces par différents instruments ou de les transcrire pour différentes formations. Plus tard, les progrès de la facture instrumentale ont conduit de très nombreux musiciens à interpréter sa musique sur leur instrument favori et ont ainsi étendu le champ de ces transcriptions. Ainsi Liszt, Busoni et d’autres…La musique de Bach, loin d’y perdre son caractère, en est souvent ressortie grandie, magnifiée par une lecture originale de l’œuvre, conséquence des nouvelles possibilités nées de l’adaptation à un autre instrument.Jouer cette musique au marimba n’est donc pas quelque chose de très surprenant en soi : instrument de percussion certes, mais riche harmoniquement, il possède un timbre original et homogène dans un registre étendu. L’intensité de la frappe y détermine non seulement les nuances, mais aussi les variations de timbre.

Il est de bon ton de laisser Jean Geoffroy, le marimba et Bach conclurent cette présentation ensemble.